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4 heures d’Imola: Un retour en grande forme des champions

Après des 24 heures du Mans disputées sous une grande chaleur, l'ELMS fait son retour sur les terres italiennes avec les 4 heures d'Imola. Un rendez-vous plus qu'attendu pour les équipes avant la trêve estivale. Mais ce week-end crucial est surtout marqué par un deuil. Marc Van der Straten nous a quittés ce 5 juillet. Cette information nous est parvenue lors de la course par Anthony Drevet.


Plus connu sous le nom de Marc VDS, ce grand monsieur s’est lancé dans une nouvelle aventure en 2010 en créant sa propre structure pour intégrer le championnat de Moto2. Depuis, son écurie n'a cessé de se développer en s'engageant par la suite en MotoE, Moto3, en Superbike, mais aussi dans le championnat de GT World aux côtés de l'équipe Boutsen et l'année dernière en ELMS avec l'équipe Panis. 


L'équipe Marc VDS n'était pas seulement une structure de course mais une grande famille, c'est pourquoi nous adressons nos sincères condoléances à toutes les personnes qui l'ont côtoyé. 


Il est temps de prendre la route, après avoir remercié monsieur Van Der Straten.



Source : ELMS (European Le Mans Series)
Source : ELMS (European Le Mans Series)

Un tracé particulier


L'Autodromo Enzo e Dino Ferrari, plus connu sous le nom d'Imola, est l'un des circuits les plus chargés d'histoire du calendrier automobile. Niché entre les collines de l'Émilie-Romagne, son tracé sinueux et vallonné, ponctué de virages rapides comme Tamburello ou Rivazza, est très exigeant. L’accent doit être mis sur précision et engagement de la part des pilotes, sans laisser beaucoup de place à l'erreur. 


Théâtre de moments marquants, dont le tragique week-end de 1994 qui a coûté la vie à Ayrton Senna, le circuit italien reste aujourd'hui un juge de paix impitoyable, où l'adhérence limitée et le peu de zones de dégagement viennent encore corser la tâche des pilotes en quête de performance. C'est un défi bien connu de l'European Le Mans Series, la catégorie endurance faisant traditionnellement escale sur ce tracé. La gestion du trafic et des différentes classes de prototypes et GT ajoute une difficulté supplémentaire à un circuit qui n'en manque déjà pas. 


Pour cette édition, le soleil tape relativement fort et la chaleur est extrêmement présente, durcissant un peu plus des conditions de course déjà éprouvantes. 



Une course très mouvementée


La course a basculé dès les deux premières heures. Si le départ est relativement calme, c'est sans compter sur un contact entre les LMP3 de chez Inter Europol Competition et M Racing, seulement sept minutes après le début de la course. L'équipe d'Yvan Muller n'a pas eu beaucoup plus de réussite. La CLX 37 conduite par Adrien Closménil est venue toucher la LMP3 rose et l'a envoyée dans les graviers.


Les LMP2 se mettent ensuite à la faute et concèdent de nombreuses sorties de piste. C’est d’abord la Duqueine 30 de Giorgio Roda, qui s'est sortie en tirant droit vers le mur, heureusement sans gros dégâts sans grands dégâts. John Falb (Team Virage) est lui aussi parti à la faute après un contact avec la Vector Sport n°10. Dans la minute qui suit, les LMP2 Pro/Am de DKR Engineering et de Nielsen Racing sont sorties de piste, imitées peu après par la n°20 d'Algarve Pro Racing, là encore sans gravité. 

Ces écarts à répétition s'expliquent en partie par la chaleur étouffante sur l'Émilie-Romagne, qui a pu causer des petits moments d'inattention.


Après une heure d'accalmie, quelques contacts ont de nouveau eu lieu, entraînant de nouveaux abandons, notamment lors d'un choc entre l'Iron Lynx n°63 et la machine du Racing Spirit of Léman.


C'est aux alentours de la dernière heure de course que les leaders en LMP3 ont tout perdu, en partant en premier lieu à la faute dans les graviers. Pourtant, ce qui est venu anéantir leur chance de podium, c'est un contact avec l'équipe IDEC Sport. Poussée par la n°18, la voiture a vu sa carrosserie arrière frotter contre la roue. Obligée de repasser par les stands pour réparer les dégâts, l'écurie a dû tirer un trait sur le top 3 pour couper la ligne à la 8e place de sa catégorie.



Le retour des champions


Après un week-end compliqué au Castellet, l'équipe Forestier Racing by Panis renoue avec la victoire au terme d'une course parfaitement maîtrisée par ses pilotes. Elle devance les leaders du championnat de la United Autosports n°22, tandis que l'APR n°25 complète le podium de la catégorie reine. 


Pour les LMP2 Pro/Am, c'est Vector Sport qui crée la surprise en s’emparant de la victoire. L'APR 20 se classe deuxième et la United Autosports 21 est sur la troisième marche.


Du côté des LMP3, les champions sont de retour ! Après un changement de pilote (Ribeiro a été remplacé par Iglesias) et un début de week-end très solide, l'équipe d'Annecy confirme en remportant la course. Une première depuis leur sacre de l'année passée. La n°5 de Rinaldi Racing, leader du championnat, s'octroie la deuxième place devant le Team Virage après une course aboutie. 


Enfin, du côté des LMGT3, c'est l'équipe TF Sport 33 qui remporte la course. Ils sont suivis par la Team Qatar by Iron Lynx et c'est la Proton 77 qui clôture le podium.



Alwena Gerbaud

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