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Grand Prix de Miami : Antonelli s’impose, week-end noir pour les Français

Crédit : F1
Crédit : F1

Après de nombreuses incertitudes, entre rumeurs d’annulation et changement d’horaire liés à des conditions météorologiques instables, le Grand Prix de Miami a tout de même bien pris place en Floride ce week-end. Et si l’hymne italien a retenti une fois de plus cette saison, celui-ci n’a pas célébré Ferrari, au grand dam de leurs tifosi. En effet, c’est Kimi Antonelli qui s’est imposé, signant ainsi une troisième victoire consécutive, au terme d’une course plus disputée que prévu.


Car si la pluie, maintes fois annoncée comme l’élément perturbateur majeur, a finalement épargné le circuit, la course a tout de même connu son lot d’incidents. Entre frayeurs, accrochages et abandons, la Formule 1, de retour après un mois d’absence - malheureusement imposé par le conflit au Moyen-Orient, qui a contraint à la suppression des manches à Bahreïn et en Arabie Saoudite - nous a offert un retour aussi spectaculaire qu’attendu.



Un retour en force


Les premières secondes suivant le départ ont immédiatement donné le ton : le pôleman et son dauphin, Max Verstappen, ont en effet connu un départ compliqué, ouvrant ainsi la porte au monégasque Charles Leclerc, qui prend la tête de la course. Un freinage tardif envoie Antonelli hors du virage et propulse la monoplace du néerlandais dans un tête-à-queue. Si ce dernier reprend immédiatement le contrôle, l’incident lui coûte néanmoins plusieurs positions.


Dans le même temps, le départ est témoin d’un bref contact entre les monoplaces de Franco Colapinto et de Lewis Hamilton, mais ce sans enquête supplémentaire.



Hécatombe du côté français


Isack Hadjar n’aura eu droit qu’à une course bien brève. La mauvaise négociation de son virage lors du cinquième tour lui fait percuter un premier mur, puis un second après la rupture de sa suspension. Il s’agit d’ailleurs du deuxième abandon du français depuis le début de la saison, qui n’a pu contenir sa frustration après l’incident.


Un tour plus tard, c’est Pierre Gasly qui voit sa course s’arrêter brutalement. Percuté par Liam Lawson, le pilote Alpine est envoyé dans un impressionnant tonneau, avant de terminer sa course dans la barrière. Fort heureusement, plus de peur que de mal pour le normand, qui s’en sort indemne.


Les deux français sont rapidement rejoints par Lawson, au tour 9, puis Nico Hülkenberg, au tour suivant, portant ainsi le nombre d’abandons à quatre pour cette manche.



Williams dans les points, une nouvelle déception pour Ferrari


Malgré des qualifications compliquées – avec une élimination en Q2 pour Carlos Sainz et Alex Albon - les deux pilotes auront su tirer leur épingle du jeu. Arrivés neuvième et dixième, ils offrent de précieux points à leur écurie.


Du côté de Ferrari, le bilan s’avère plus contrasté. Si les deux pilotes de la Scuderia inscrivent également des points, la frustration reste grande, notamment pour Charles Leclerc. Alors qu’il s’apprêtait à offrir un nouveau podium à son équipe, la course du monégasque a connu une fin pour le moins inattendue. Un contact avec George Russell lors du dernier tour l’envoie dans un tête-à-queue et lui fait perdre trois positions, le propulsant ainsi à la sixième place.


Le coup de grâce sera donné quelques heures plus tard ; après une enquête de la FIA, le monégasque se voit attribuer vingt secondes de pénalité, en raison d’un gain d’avantage à la suite d’une sortie de piste. Une pénalité qui le relègue donc à la huitième place, juste derrière Franco Colapinto.



Trois semaines pour confirmer Antonelli


Si les adeptes de la catégorie reine ont accueilli avec soulagement le retour de la Formule 1 après cinq semaines d’interruption, leur patience est une fois de plus mise à rude épreuve. Il faudra attendre le 24 mai pour la prochaine manche, qui se déroulera au Canada, sur le circuit Gilles-Villeneuve.


De quoi laisser l’opportunité aux pilotes et à leurs équipes de revoir leurs stratégies, pour tenter de reprendre sa place au leader du championnat, Kimi Antonelli. De son côté, l’italien ne devra pas relâcher ses efforts s’il souhaite conserver sa position, avec vingt points d’avance sur son coéquipier, George Russell.


Reste désormais une question : a-t-il déjà l’étoffe d’un futur champion du monde ? Rendez-vous dans trois semaines à Montréal pour le savoir.


Léna Saugnon

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